Jérémy MENEZ a 20 ans.Le bel âge.Pour lui, c'est l'opportunité d'une vraie prise de conscience. Acclimaté à l'environnement monégasque aprés une saison d'apprentissage, il est le fer de lance d'un Monaco avide de retrouver sa place sur sa scéne national.
Ses derniéres performances témoignent d'une nouvelle maturité dans le jeu de l'attaquant.<<Face au Mans, ma deuxiéme période a été la meilleure depuis que je joue ici, explique-t-il.J'ai provoqué,tebté.Et ça a marché.>> En trois minutes, il a renversé une situation compromise grâce à deux chevauchés d'un niveau divin.Sur la première, il obtient un penalty que Cuffré transforme.Sur la seconde, << aprés une mauvaise relance de leur gardien (Yohann Pelé), la balle est derrière moi, se souvient-il. Le seul moyende me la remettre dans la course est l'aile de pigeon. Et je marque.>> Frédéric Piquionne, à qui il offre le troisième but <<époustouflant >> actuellement.<<Depuis le début de la saison, je me sens bien, reconnait l'ex-sochalien.J'aide l'équipe au maximun.>>
Voilà la grande différence.<< Je ne pense pas perso, poursuit-il. On est là pour gagner des matchs.Pas pour ressortir individuellement.>> Ricardo savoure.S'il lui laisse une grande liberté, il le voit aussi presser, défendre.<<On a vite compris qu'il fallait plus que du talent pour remporter des victoires,précise le Brésilien. Depuis trois matchs, on joue comme une équipe. Grâce à ça viennent les actions individuelles impressionnantes. Comme celle de Jérémy , qui nous a régalés.>>
Le déclic s'est produit lors de la deuxième partie de saison dernière chez l'international espoir. En apprenant à lutter dans les bas-fonds du classement, il a compris que les notions d'abnégation et de talent étaient moin d'être antinomiques. <<Aujourd'hui, on est en confiance, reconnaît-il. L'ambiance est trés bonne avec Ricardo.Mais il ne faut pas oublier l'apport de Laurent Banide qui l'an passé,avait réussi à rebooster l'équipe.>>
Aprés 89 matchs de L1, 16 buts inscrits,dont 2 cette saison, l'enfant de Vitry-sur-Seine(94) se trouve enfin au niveauauquel son talent naturel le prédisposait. Tous les plus grands clubs européens sans exception (dont Manchester Unites qui avait failli le faire signer à 16ans) continuent de le suivre de près. Sous contrat jusqu'en 2010, ses dirigeants se demandent déjà comment le garder une saison supplémentaire.
Mais en attendant, Lucas Bernardi, qui a côtoyé d'autres surdouéss en sélection argentine, en demande plus.<<Menez a fait la différence contre Le Mans, conclut-il. Mais j'aimerais voir ça plus souvent. Car il a vraiment toutes les qualités.>>